Thérapie par l’image

2 avril 2019 No Comment

Ottawa a toujours été pour les autochtones un lieu sacré, rencontre de trois rivières, rencontre de courants et d’éléments, lieu de nature, d’humanité et d’authenticité. Pourquoi ne pas profiter de votre séjour dans la ville pour vous reconnecter avec vous-mêmes, dans une séance de bienveillance et de joie qui vous offrira :

  • guérison du rapport à soi et à l’image de soi

  • épanouissement personnel

  • affirmation de soi

A travers un shooting photo, un interview face à la caméra, etc.

Faites confiance au regard plein de tendresse de Paméla, elle saura vous accompagner dans cette séance très spéciale.

Contactez-nous pour réserver une séance. samel.agency@gmail.com 

 

L’oeil de Paméla Diane

J’ai toujours utilisé la photo pour rencontrer l’autre, sentir son essence, tenter de faire ressortir de l’être photographié une part enfouie de sa personnalité. La photo c’est comme embrasser l’autre avec mes yeux, comme caresser son corps entier de loin, avec pudeur, et aussi avec intensité.

 

Ce que j’aime dans la rencontre entre le modèle et moi, c’est la confiance qui s’instaure, le lâcher prise que j’observe au fil des minutes, dans le regard la méfiance s’efface et laisse la douceur d’être regardé prendre tout l’espace. Je vois la vulnérabilité paraître derrière une première forme de pause souvent un peu figée, stéréotypée, et quand la vulnérabilité arrive, ça devient magique, ça devient bouleversant. L’atmosphère souvent change de substance, tout se remplit de chaleur et de joie, de cette joie d’être perçu et de percevoir pour de vrai, pendant un moment ou tout s’arrête autour pour nous et où tout converge vers cet abandon, vers la réception de celui qui s’offre devant mon objectif et de moi qui le reçoit. 

 

Car il s’agit d’un échange, d’une conversation intime, parfois silencieuse, qui ne s’exprime que par les corps, et parfois verbale, par petites touches de mots, comme de la peinture, pour libérer le corps. Dire « arrête de parler, laisse-moi te regarder », c’est une phrase qu’on entend jamais dans une discussion quotidienne, et quand je la prononce dans mes shootings photos, cette petite phrase prend une ampleur phénoménale, c’est oser dire « arrête de faire, juste, je te demande d’être, et de me laisser te voir dans cet état brute, sublime, de nudité, de silence ». Chaque rencontre me transforme, me bouleverse et me fascine. L’être humain me fascine dans sa beauté foudroyante qu’on ne prend pas assez le temps de contempler dans nos vies trépidentes. J’aime jouer, j’aime proposer des pauses, des regards, je discute, je guide le photoshoot, j’emmène d’un sentiment à un autre, d’un sujet à un autre, d’une joie à une blessure, j’effleure, je murmure, et l’autre aussi me guide et j’écoute, j’écoute les chemins qu’il voudrait emprunter et qu’il me chuchote à demi-mots, j’essaye de répondre à son désir profond : pourquoi a-t-il accepté d’être photographié ? Parce que bien sûr, il a une demande lui aussi, un besoin, d’être vu, dans quelque chose de précis, ou de vague et d’inconscient, mais suffisamment fort pour venir me rencontrer. Ce sont deux soifs qui se rencontrent, et je me dévoile tout autant, même si je suis derrière mon appareil, je me dévoile dans ma manière de regarder, de toucher, de placer un corps, d’aller à la rencontre de l’autre. Car comment photographier si je ne vais pas à la rencontre de l’autre ? Sur sa terre à lui ? Et si je ne l’emmène pas sur ma terre à moi ? C’est une danse féconde inattendue, qui change de rythmes, qui parfois déstabilise, et qui surtout permet le dévoilement d’une beauté, d’une authenticité.

C’est ma recherche, la singularité de l’autre. Ce qui le rend si uniquement humain. Ce qui en lui peut nourrir le monde entier. Cette vérité-là. On part à la recherche des ombres et des lumières en nous, et on capte celle que le jour nous donne, on joue avec…on les met en résonnance. 

C’est une histoire qui a un début et une fin, c’est comme réaliser un film. Je n’arrête pas le shooting photo en pleine séquence ; si j’emmène loin, j’accompagne la remontée. On entre dans une bulle intemporelle, dans laquelle il fait bon de se perdre un peu, de se reconnecter avec soi, et il faut en sortir ensemble. Revenir au réel, avec cette perle de feu en soi, ce moment vrai, ce moment intime partagé et aimé.